Alzheimer : de nouvelles mesures pour accompagner les malades

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La ministre de la Santé Marisol Touraine vient d’annoncer la mise en place de nouvelles mesures pour la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces décisions s’inspirent d’un rapport intitulé « Quel parcours pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ? », rendu par le professeur Michel Clanet, président du comité de suivi du Plan maladies neurodégénératives.

Un point sur ce qui va changer (ou pas) dès le 1er novembre 2017.

Maintien du remboursement des médicaments
Malgré l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) jugeant « insuffisant » l’intérêt médical des traitements contre cette maladie neurodégénérative, la ministre a confirmé que ces médicaments continueraient à être remboursés tant qu’un protocole de soins adapté ne serait pas mis en place. Selon elle, leur non prise en charge pourrait entraîner une « perte de chance pour les patients ».

Renforcement du rôle du généraliste
Le médecin généraliste est le premier maillon de la chaîne de dépistage et peut réaliser des tests dits « de débrouillage » (test de l’horloge, test des cinq mots…) pour savoir si les inquiétudes du patient (ou de sa famille) sont fondées ou non. Afin de renforcer le rôle de ce professionnel dans la prévention de la maladie, les consultations visant à informer les patients et à définir un traitement face à une maladie neurodégénérative seront revalorisées à 60 €. Elles ne seront pas remboursées à 100 % ; en revanche lorsque la procédure d’Affection de Longue Durée (ALD) est acceptée, les soins concernant la maladie sont pris en charge en totalité.

Les généralistes pourront également effectuer jusqu’à trois « visites longues » annuelles au domicile des patients, à un tarif de 70 €, contre une seule jusqu’à présent.

Augmentation des moyens
Marisol Touraine a également annoncé l’ouverture de 20 unités cognitivo-comportementales (UCC) supplémentaires, dont la moitié en 2017, portant à une centaine le nombre de ces structures sur le territoire national. Ces unités de soins permettent une prise en charge non médicamenteuse des patients atteints d’Alzheimer en proposant à ces derniers un programme individualisé de réhabilitation cognitive et comportementale d’une durée moyenne de 41 jours.

Formation des professionnels de santé
Dans le cadre du développement professionnel continu (DPC), un programme de formation dédié aux maladies neurodégénératives, élaboré en collaboration avec le Collège de la médecine générale de France (CMGF), sera proposé aux professionnels de santé. Ceux-ci n’étaient, jusqu’à présent, pas du tout formés pour faire face à ces affections.

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Publié le dans Check-up

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