5 alternatives phyto contre les maux du quotidien

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On les prend par habitude, un peu trop souvent parfois, en oubliant qu’aucun n’est anodin. Et si on passait aux plantes pour soigner ses petites affections ?

Mal de dos : l’harpagophytum à la place de l’ibuprofène
Très reconnue, la « griffe du diable » a démontré son efficacité contre les douleurs lombaires dans plusieurs essais cliniques.
Pourquoi remplacer l’ibuprofène ? Comme tous les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), il agresse l’estomac et peut provoquer des ulcères. L’année dernière, l’Agence européenne des médicaments a aussi mis en garde contre une augmentation des risques cardio-vasculaires lorsqu’on le consomme à haute dose.
Le conseil du spécialiste. L’harpagophytum contient des harpagosides très anti-inflammatoires, dont le spectre d’action est plus complet que celui de l’ibuprofène. On peut l’associer à un massage local à base d’huile essentielle de genévrier, de lavande officinale, de romarin à camphre et de menthe poivrée, à parts égales dans un gel neutre.

Fièvre : le saule blanc à la place de l’aspirine
Il est riche en acide salicylique, comme l’aspirine, mais sans ses inconvénients !
Pourquoi remplacer l’aspirine ? On découvre régulièrement de nouvelles propriétés à ce médicament que l’on connaît finalement très mal. En 2012, une étude parue dans la revue Archives of Internal Medicine a mis au jour un risque de saignement interne grave pour une prise sur le long terme. Méfiance !
Le conseil du spécialiste. La fièvre est un processus naturel qui combat les microbes. Il ne faut pas essayer de la faire baisser lorsqu’elle reste en dessous de 38 (pour les adultes) et ne dépasse pas 24 heures. Au-delà, le saule blanc constitue une solution de phytothérapie efficace, surtout si on l’associe à un bain tiède. Consultez un médecin si la fièvre persiste au-delà de 24 heures.

Rhume : l’échinacée à la place du RhinAdvil®
S’il n’y avait qu’une plante à garder, ce serait celle-ci ! Elle renforce les défenses immunitaires et a une action sur le nez, la gorge…

Pourquoi remplacer le RhinAdvil® ? Il contient de la pseudoéphédrine, un vasoconstricteur employé pour décongestionner le nez, mais qui augmente aussi les risques cardio-vasculaires.
Le conseil du spécialiste. L’échinacée peut faire disparaître un rhume en 24 à 48 heures, surtout si on lui associe le cyprès, un puissant antiviral. Il faut prendre une forte dose des deux plantes dès les premiers symptômes. En traitement de fond, elle peut aussi prévenir les rhumes à répétition.

Toux sèche : le thym à la place du Clarix®
Antitussif et anti-infectieux reconnu, le thym est aussi un puissant antiviral et antibactérien.
Pourquoi remplacer le Clarix® ? Il contient de la codéine, une substance trop forte pour une simple toux.
Le conseil du spécialiste. Boire trois ou quatre tisanes de thym par jour, aussi bien contre les toux sèches que contre les toux grasses. En parallèle, on prend des oligo-éléments : de l’argent et du cuivre, sous forme de granions.

Sommeil : la valériane à la place du Donormyl®

Plusieurs études ont prouvé l’action sédative de la valériane. L’acide valérénique inhibe certaines transmissions nerveuses, et agit ainsi contre les insomnies liées à l’anxiété.
Pourquoi remplacer le Donormyl® ? Cet antihistaminique a des effets secondaires, comme une sensation de bouche sèche au matin ou des palpitations cardiaques.
Le conseil du spécialiste. La valériane est une alternative tout à fait crédible aux somnifères. On peut lui associer l’escholtzia pour augmenter son effet. L’intérêt, c’est que l’on ne se contente pas d’une aide à l’endormissement, on rééduque aussi les cycles de sommeil.

Merci au Dr Éric Lorrain, président de l’Institut européen des substances végétales.

Lire aussi Maux de ventre : les alternatives phyto

La bonne ordonnance

Les plantes s’achètent en pharmacie sous trois formes différentes : les gélules, les comprimés et les « extraits fluides de plantes standardisés » (EPS). La posologie dépend du stade d’évolution du problème.
Traitement aigu, pour une affection ponctuelle mais peu importante (un petit rhume, par exemple) : deux gélules, deux comprimés ou une cuillerée à café de 5 ml d’EPS deux fois par jour. Pendant cinq jours environ.
Traitement d’attaque, pour une affection importante (un état grippal ou une énorme douleur au dos) : comme pour les traitements aigus, en rajoutant une prise par jour. Pendant cinq jours environ.
Traitement d’entretien (quand les symptômes ont baissé d’intensité) : un comprimé ou une gélule, deux fois par jour, ou encore une cuillerée à café de 5 ml d’EPS. Jusqu’à disparition du problème, en cure de trois mois maximum.

Publié le dans Check-up

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