5 vérités sur la chirurgie ambulatoire

iStock/Getty Images

On vous renvoie direct chez vous après l’opération. Ne vous inquiétez pas, bien au contraire. La formule a fait ses preuves.

Opéré et rentré en un jour chrono
Hormis les interventions les plus complexes comme celles du pancréas ou de la vessie, la plupart des actes chirurgicaux n’exigent pas de passer plus de quelques heures à l’hôpital. Parmi ces opérations express arrivent en tête la chirurgie des varices, de la cataracte, du canal carpien mais aussi de l’hallux valgus (déviation du gros orteil) et l’arthroscopie du genou. Désormais, l’ablation de la vésicule biliaire, de l’utérus et de la thyroïde ou encore la prothèse totale de hanche peuvent aussi prétendre à cette option rapido presto.

Plus de confort, moins de complications
En séjournant très peu de temps à l’hôpital, la probabilité de contracter une infection (dite nosocomiale) diminue. Avec les nouvelles techniques d’anesthésie, les doses de sédatifs sont ajustées à l’intensité de la douleur. Et le jeûne se limite de plus en plus souvent à deux heures avant l’intervention (au lieu de six auparavant), ce qui diminue considérablement le risque de nausées et de vomissements, ainsi que la déshydratation. Des gestes moins invasifs, telle la cœlioscopie, limitent les douleurs postopératoires. Plus vite remis sur pied et donc alité moins longtemps, le patient a un risque de phlébite amoindri. Au final, il récupère mieux et plus vite.

Forme correcte exigée
Le choix d’une intervention en ambulatoire revient avant tout au corps médical. L’état du malade ainsi que son environnement familial pèsent dans la balance. Le chirurgien peut refuser cette option en cas de diabète mal équilibré, d’un manque d’autonomie ou si la personne ne peut pas être raccompagnée par un proche à la suite de l’intervention.

Protection rapprochée
L’ambulatoire n’a rien d’une intervention low cost. Au contraire, cela exige une meilleure organisation des équipes médicales pour assurer la récupération rapide du patient. Bien entendu, le geste chirurgical et les règles de sécurité sont les mêmes que ceux d’une chirurgie conventionnelle. L’autorisation de sortie n’est confirmée que si la douleur et le risque hémorragique sont maîtrisés. À défaut, il faudra passer une nuit à l’hôpital, en surveillance.

Aux petits soins pour sa santé
C’est vrai, on exige davantage d’implication du patient que lors d’une hospitalisation conventionnelle. On lui demande de se doucher à la Bétadine et, si besoin, de prendre des médicaments à la maison. Une fois rentré chez lui, il doit aussi garder un œil sur son état général et surveiller certains signes (douleurs, saignements, etc.) qui pourraient exiger de revenir vers l’unité de soins ambulatoires. Mais pas question d’être lâché dans la nature ! Dès le lendemain de l’intervention, une infirmière appelle pour s’assurer que tout va bien. Et l’équipe médicale reste joignable 24 heures/24 !

Merci au Pr. Corinne Vons, chirurgien digestif à l’Hôpital Jean-Verdier à Bondy (93) et présidente de l’Association française de chirurgie ambulatoire.

À lire aussi

5 vérités sur les antioxydants

Publié le dans Check-up

Sur le même thème

5 vérités sur le zona

Pas de chance, l’incidence du zona augmente après 50 ans. L’essentiel : repérer les premiers signes très vite pour démarrer le traitement antiviral au plus tôt.[...]