5 bonnes raisons de décoller pour le Nouveau-Brunswick !

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Il n’y a pas qu’au Québec qu’on parle français. Six fois grande comme l’Île-de-France, sa voisine, moins connue, offre au visiteur son lot de richesses naturelles, gastronomiques et historiques.

Adossé au Québec, le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne officiellement bilingue ! Le Nord marque le territoire des Acadiens, descendants des tout premiers colons français, tandis que le Sud reste majoritairement anglophone. Le Nouveau-Brunswick offre aussi une ambiance maritime typique. Au programme : grandes marées, pêche au homard et rencontre avec des baleines.

Légendes indiennes en baie de Fundy
Cap sur la baie de Fundy, théâtre des plus hautes marées au monde, avec un dénivelé record pouvant atteindre 16 mètres ! Pour prendre la mesure de cet impressionnant phénomène, rendez-vous à marée basse au pied des rochers Hopewell, d’étranges monolithes sculptés par l’érosion et recouverts de végétation. Après avoir descendu l’imposant escalier adossé à la falaise, on peut arpenter le fond marin à pied sec sur près de deux kilomètres. Attention à bien régler sa montre pour remonter avant la marée ! En quelques heures, le paysage change, et les vagues viennent lécher les monolithes qui deviennent autant d’îlots. Et si les scientifiques expliquent ce phénomène hors norme par la configuration géographique très particulière de la baie, on préfère l’interprétation ancestrale des Indiens micmacs, dont la légende raconte que ces marées spectaculaires résultent des ébrouements d’une baleine géante au large.
Où dormir ? Posez vos valises dans l’un des chalets de l’hôtel Fundy Highlands, au cœur du parc national Fundy.
À faire : Baymount Outdoor Adventures propose de découvrir la baie de Fundy en kayak. Pas besoin d’être un grand sportif : il s’agit avant tout de profiter des vues depuis la mer.

Acadie, terre de culture…
En l’absence de frontière, comment savoir que l’on entre en Acadie ? Aux ribambelles de drapeaux bleu, blanc, rouge frappés d’une étoile jaune qui fleurissent soudain sur les maisons et dans les jardins le long de la baie des Chaleurs. À Grande-Anse, impossible de manquer ce beau phare en bois entièrement repeint aux couleurs acadiennes ! La région est fière de son héritage d’ancienne colonie de la Nouvelle-France fondée en 1604, et les visiteurs français sont accueillis comme des cousins du vieux continent. Après Caraquet, théâtre de l’incontournable Festival acadien début août, ne manquez pas de faire halte à Shippagan, la capitale de la pêche du Nouveau-Brunswick. Les chalutiers y sont parfaitement alignés, et la Bretagne, pas si loin ! Empruntez ensuite le pont et poursuivez vers les îles de Lamèque et de Miscou. Au bout du Nouveau Monde, l’ascension des 96 marches du phare de Miscou – le premier construit au Canada, en 1856 –, offre un panorama éblouissant sur le grand large.
Où dormir ? L’hôtel Paulin, à Caraquet, est un établissement typique de l’époque victorienne.
À faire : À Shippagan, poussez les portes de l’Aquarium et Centre marin du Nouveau-Brunswick, pour faire connaissance avec la centaine d’espèces de poissons qui vivent dans le golfe du Saint-Laurent. Vous pourrez même toucher le homard bleu, une curiosité qui mérite à elle seule l’entrée.

… et terre d’histoire
En discutant avec Mr Morehouse, il ne faut pas s’étonner de le voir surpris quand on lui parle de photos ou d’Internet. « Il va falloir encore attendre quelques années que votre Internet soit inventé », ironise-t-il. Mr Morehouse est l’un des 175 personnages du village de Kings Landing, un formidable musée à ciel ouvert conçu comme une machine à remonter le temps. Une fois l’entrée franchie, vous voici propulsé dans la campagne des XVIIIe et XIXe siècles. Kings Landing raconte la vie, grandeur nature, de la communauté anglophone de l’époque. Et les acteurs jouent parfaitement leur rôle ! kingslanding.nb.ca
À mi-chemin entre Grande-Anse et Caraquet, le Village historique acadien a été inauguré en 1977, trois ans après Kings Landing, mais il reprend le même concept. Avec une différence de taille : cette fois, vous êtes du côté francophone de l’Histoire. L’occasion de demander aux habitants de vous narrer la période du Grand Dérangement, la déportation des Acadiens par l’occupant britannique au XVIIIe siècle. Au fur et à mesure, on avance dans le temps jusqu’au XXe siècle. Passage obligé dans le magasin général de 1924 : vous y trouverez de délicieux bonbons d’antan !
Où dormir ? Prolongez votre voyage dans le temps à l’hôtel Château Albert, reproduction à l’identique d’un hôtel de 1907, sans téléphone, ni télévision…
À faire : Kings Landing se veut interactif : chaque jour, des ateliers vous invitent à travailler le bois, à confectionner des chandelles ou à fabriquer des cordes ou des courtepointes. Le tout selon les techniques du XIXe siècle !

On en pince pour Shédiac
Difficile à croire mais, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le homard abondait dans les eaux de la côte est américaine au point de constituer le plat du pauvre. Aujourd’hui encore, il est partout au Nouveau-Brunswick, y compris au menu des McDonald’s ! Pour tout savoir sur l’incontournable crustacé, direction Shédiac, autoproclamée « capitale mondiale du homard ». Commencez par l’indispensable pause photo entre les pinces du « plus grand homard du monde », une sculpture de 5 mètres de haut qui garde l’entrée de la ville. Embarquez ensuite pour une « croisière au homard » à bord de l’Ambassador, le navire de Ron Cormier. Pendant deux heures, ce marin expérimenté vous emmène à la découverte de la baie et dévoile tous ses secrets de pêche. Fin gastronome, il vous enseignera aussi le bon coup de main pour décortiquer l’animal récalcitrant. Après l’effort, le réconfort : les homards tout juste pêchés vous seront servis !
Où dormir ? L’ancienne résidence de l’historien canadien John Clarence Webster a été reconvertie en bed & breakfast. Un vrai cachet.
À faire : Durant les 15 premiers jours de juillet, Shédiac accueille son festival dédié au crustacé, avec concours de dégustation, concerts, confection du plus long sandwich du monde…

Saint-Andrews, c’est assez baleines !
Au bout d’une presqu’île verdoyante, face aux côtes américaines, le village de Saint-Andrews a l’élégance surannée des stations balnéaires britanniques d’antan. Arpentez la paisible Water Street, l’artère principale de la ville, aux maisons en bois coquettes et colorées datant pour la plupart du début du XIXe siècle. L’ancien village de pêcheurs s’est depuis converti en lieu de villégiature. Son centre historique accueille boutiques, galeries d’art et restaurants de fruits de mer. Sur le port, les entrepôts et les commerces d’accastillage accueillent désormais des compagnies qui organisent des croisières d’observation des baleines. Embarquez sur l’élégant voilier Jolly Breeze ou préférez les navires plus modernes (Quoddy Link Marine et Island Quest Marine). Ceux qui n’ont pas peur des embruns oseront les Zodiac de Fundy Tide Runners. Il faut évidemment avoir un peu de chance. Heureusement, les baleines qui peuplent la baie de Fundy ne sont pas timides et il est rare de rentrer bredouille !
Où dormir ? À mi-chemin entre hôtel et maison d’hôtes, le Rossmount Inn est une adresse familiale chaleureuse perchée sur une colline qui surplombe la baie de Fundy.
À faire : Aménagé en 1894, le golf de l’hôtel historique Algonquin offre des vues spectaculaires sur la mer.

Faire aussi notre quiz : Expressions québécoises, saurez-vous les déchiffrer ?

5 conseils pour voyager serein

– La saison touristique est courte au Nouveau-Brunswick : mieux vaut réserver votre séjour très en amont, surtout si vous visez un hôtel en particulier.

– Ayez en tête que le service n’est jamais compris dans les restaurants. L’usage consiste à ajouter un minimum de 15 % du montant de la note.

– Attention au maringouins, les moustiques locaux. Les petites bêtes sortent à la tombée de la nuit et se montrent voraces.

– Avant votre séjour, plongez-vous dans les romans de l’auteure acadienne Antonine Maillet. Visitez Le pays de la Sagouine (à Bouctouche), un surprenant parc à thème basé sur son œuvre.

– Le Nouveau-Brunswick peut faire l’objet d’un combiné avec le Québec : Montréal se trouve à 6 heures et la ville de Québec à 3 heures. Vous pouvez aussi poursuivre par le Maine et la côte est des États-Unis.

Publié le dans Changer d'air

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