Le (presque) mea culpa de Michel Drucker

Bernard Barbereau-Benjamin Decoin/FTV

Après le vinaigre, le miel. Non, il ne s’agit pas d’une recette de cuisine asiatique mais d’un nouveau revirement de Michel Drucker après une série d’attaques verbales à l’encontre de Laurent Delahousse. On se souvient que Mimi avait eu des mots assez peu confraternels envers celui qu’il avait accusé de lui piquer SA place du dimanche soir. On parlait même à l’époque d’une sortie définitive pour le vieux saltimbanque qui squattait l’antenne depuis cinquante-cinq ans.

Mais de l’eau a coulé sous les ponts, le 19 Heures le Dimanche de Delahousse a coulé tout court faute d’audience et Mimi a signé pour deux ans de plus à France 2 en gagnant du temps d’antenne sur les après-midi dominicaux. Du coup, voilà que Mimi est pris de remords et le fait savoir à nos confrères de Télé 2 Semaines. Après s’être moqué de son émission et avoir traité Delahousse de « sale type », le parrain du petit écran rétropédale : « Je me suis fait recadrer par Takis Candilis [directeur général de France Télévisions, NDLR]. J’ai promis de ne pas recommencer. Si ma mère était encore en vie, elle m’aurait donné une claque : Delahousse lui aurait bien plu. » Il ne va pas jusqu’à s’excuser quand même, faudrait pas pousser Mimi dans les orties.

Et comme il est en veine de déclarations ces temps-ci (il a un livre et un spectacle à vendre), Mimi se répand sur Europe 1 pour cajoler son public chéri, « les seniors, ce n’est pas un sous-public » et s’auto-pommader au passage – on n’est jamais mieux servi que par soi-même : « Il y a toujours eu un diktat du jeunisme à la télévision », estime-t-il avec une bonne foi toute relative, lui-même, Stéphane Bern, Patrick Sébastien ou Michel Cymes n’étant pas précisément des perdreaux de l’année. « On vit une période de dégagisme. Je trouve qu’il faut laisser la place aux jeunes, bien sûr. Moi, quand je suis arrivé, c’était la fin de l’ère Guy Lux. Il y a vingt-deux ans, j’ai pris aussi la place de Jacques Martin, donc je comprends, c’est un cycle normal. » Normal, sauf quand c’est sa place qu’on convoite. D’ailleurs, il assume : « Mon challenge, c’est de rester longtemps dans ce métier qui est ma passion car j’ai le goût des gens ». Et beaucoup de mal à décrocher…

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