Jean-Pierre Pernaut doit-il quitter le 13 heures ?

© Julien Cauvin

Si vous êtes une fidèle du journal de Jean-Pierre Pernaut, à 13 heures sur TF1, attendez-vous à des surprises lors de l’édition du jeudi 22 février : l’inoxydable présentateur fêtera ses trente ans de JT ce jour-là. Un record absolu de durée pour ce journaliste entré à TF1 en 1975, qui a d’abord présenté le journal du soir avant de succéder à un Yves Mourousi en perte de vitesse en 1988.

Trente ans plus tard, Jean-Pierre Pernaut divise. D’un côté, des téléspectateurs toujours nombreux le plébiscitent : avec 5 millions de fidèles au poste et des parts de marché dépassant les 40 % (un véritable exploit à l’heure où le nombre de chaînes fragmente l’audience), il écrabouille toute concurrence depuis des années. De l’autre, ses détracteurs ne ratent pas une occasion de vitupérer le contenu d’un journal jugé démagogique et poujadiste. Sans compter qu’en plateau, les prises de positions fréquentes et tranchées du présentateur semblent faire peu de cas du principe de neutralité journalistique.

Le traitement jugé partial de certaines informations (les grèves de la SNCF par exemple, où de méchants grévistes arc-boutés sur leurs privilèges prennent immanquablement en otage de pauvres usagers à bout de nerfs) et la partie accordée aux sujets régionaux ne font pas l’unanimité. Il est reproché à Jean-Pierre Pernaut de représenter, à travers ses reportages sur les vieux métiers de nos régions ou des traditions tombées en désuétude depuis belle lurette, une France de carte postale qui n’existe plus vraiment.

Pourtant, ça marche. Les téléspectateurs, surtout seniors, continuent de regarder le journaliste de 67 ans dont le succès lui permet de jouir à TF1 d’un statut d’indéboulonnable et d’un salaire plus que confortable : en 2015, nos confrères de Télé 2 Semaines révélaient qu’il gagnait 50 000 euros par mois. Son remplacement est parfois évoqué – le nom d’Yves Calvi a par exemple été cité – mais Pernaut reste tout puissant et un départ immédiat n’est pas envisagé.

C’est lui qui dicte le tempo à sa direction et il semble acquis qu’il partira quand il l’aura décidé. On pourrait encore bien le voir pendant quelques saisons bien qu’il ait, tout comme Michel Drucker,  dépassé l’âge de la retraite. Et vous, qu’en pensez-vous ? Jean-Pierre Pernaut doit-il céder sa place ? Voulez-vous le voir continuer ? Votre avis nous intéresse !

 

 

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