Alerte aux méduses géantes !

iStock/Getty Images

Avis à Steven Spielberg, on a trouvé ses nouvelles stars pour un remake des Dents de la mer ! De gigantesques méduses venimeuses pullulent actuellement le long des côtes du pays de Galles et terrorisent les vacanciers sur les plages.

Il faut dire que ces demoiselles ont de quoi vous glacer le sang : leur diamètre varie de 50 cm à 2 m, et leurs filaments peuvent atteindre plus de 30 m de long ! L’espèce, appelée « crinière de lion », fait d’ailleurs partie des plus grandes méduses au monde. Leurs piqûres – provoquées par un contact direct avec les filaments de l’animal – peuvent engendrer de graves irritations, des crampes et même des arrêts respiratoires chez certaines personnes, rapporte Ouest-France.

En plus de leur caractère dangereux, ces créatures posent problème car elles n’évoluent normalement pas le long des côtes britanniques. Les courants changeants liés au réchauffement climatique les ont petit à petit déplacé des eaux froides de l’Atlantique nord et de la Scandinavie vers les eaux plus chaudes autour du Royaume-Uni. Pourraient-elles atteindre la France ? Les spécialistes ne l’excluent pas : « C’est de toute façon très difficile à prévoir, puisque c’est la conséquence de phénomènes météorologiques, a expliqué à Ouest-France Maureen Midol, soigneuse technicienne en aquariologie à Brest. En France, l’année dernière, nous avons assisté à une recrudescence de physalies, notamment dans le Finistère… Elles étaient originaires des eaux caribéennes mais sont arrivées là après des tempêtes. »

En plus d’être à l’origine de la prolifération des méduses géantes, le réchauffement climatique serait aussi responsable de leur taille toujours plus colossale : la hausse de la température de l’eau accroît en effet la quantité d’aliments dont elles se nourrissent. Un véritable cercle vicieux puisque plus la méduse est grosse, plus son venin est puissant.

Petit conseil des scientifiques aux vacanciers : si vous voyez une méduse à crinière de lion, ne la touchez pas (même morte, elle reste urticante) et prévenez les autorités.

A lire aussi

Vacances à la mer : ma trousse d’urgences spécial médecines douces

Sur le même thème