Cinéma : faut-il aller voir « La Planète des Singes – Suprématie » ?

Twentieth Century Fox France

Après l’œuvre de Pierre Boulle lancée en 1963, les séries télé seventies et le film de Tim Burton en 2001, une nouvelle trilogie de La Planète des singes, centrée sur la prise de pouvoir des animaux, voyait le jour au cinéma en 2011. Six ans plus tard, cette saga arrive à son terme avec son troisième volet : César, le chef des singes « humanisés » et dotés de la parole, cherche ainsi à se venger d’un soldat humain ayant causé la perte de ses proches. Mais quand son peuple sera fait prisonnier et réduit à l’esclavage par ce même homme, le leader simiesque devra choisir entre la revanche et la survie de son espèce.

Une fois encore, après deux premiers épisodes aussi virtuoses qu’intelligents, cette franchise épate. Filmé en motion capture (un procédé permettant de recréer les gestes et expressions faciales d’un acteur sur un personnage virtuel), ce blockbuster réussit la prouesse d’inviter autant à l’empathie avec ses chimpanzés qu’avec des êtres humains. Très vite, le spectateur oublie la nature sauvage des héros pour se laisser submerger par l’émotion et profiter du spectacle. Cet ultime opus contient en effet de beaux morceaux de bravoure et des séquences à couper le souffle. Du beau et grand divertissement porté par la performance d’Andy Serkis, l’interprète du singe César qui déjà avait prêté son talent à Gollum dans Le Seigneur des anneaux ou à King Kong dans la dernière version du célèbre film de monstres.

La Planète des Singes – Suprématie, de Matt Reeves avec Andy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn… 2h20. Actuellement en salles.

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