Positiver : 7 activités qui dopent le moral

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Le bien-être mental ne se développe pas seulement par la psychologie. Il s’acquiert en chantant, se soigne en lisant, et se muscle en dansant ! Démonstrations (preuves à l’appui).

Jardiner améliore l’estime de soi
Cultiver son petit coin de terre rend heureux. On le savait intuitivement, mais c’est aussi prouvé par la science, comme le confirme une étude anglaise parue en 2016 dans The Journal of Public Health. Une demi-heure par semaine suffirait à améliorer l’estime de soi, calmer l’anxiété et éloigner les risques de dépression ! Vous récolterez un vrai bien-être physique grâce, notamment, à l’exposition à la lumière naturelle qui vous offre la possibilité d’engranger de la vitamine D. La joie de voir fleurir les graines que l’on a soi-même semées et la gratification apportée par ses propres productions jouent aussi un rôle.

Prendre un bain de forêt réduit le stress
Les Japonais l’appellent « shinrin-yoku ». Il s’agit d’une promenade méditative dans les bois pour oxygéner l’esprit autant que le corps. En 2004, l’agence japonaise responsable des forêts a publié une étude mesurant le niveau de cortisol dans le sang, l’hormone du stress. Les taux étaient plus bas pour les personnes qui avaient marché au milieu des arbres que pour celles ayant effectué la même distance en ville. La proximité avec le vivant permet de se reconnecter avec le rythme lent de la nature. On se concentre sur le moment présent, en mobilisant tous ses sens et en s’émerveillant de chaque détail.

Lire développe l’empathie
Tout ce qui améliore le vivre ensemble nous rend plus heureux. Lire développe l’empathie en nous forçant à nous mettre à la place des protagonistes de nos livres. Cette activité révèle ce qu’il y a de meilleur en nous, comme l’a montré notamment le psychologue Dan Johnson. Ses travaux, publiés en 2013 dans la revue Scientific Study of Litterature, révèlent que les personnes qui lisent des œuvres de fiction sont plus enclines à lutter contre les préjugés en rapport avec les caractéristiques des personnages de leurs livres.

Chanter booste le plaisir (et chasse les microbes)
Pousser la chansonnette est une manière de ressentir la mélodie dans tout son corps. Cela provoque une libération d’endorphines dans le cerveau, des molécules apparentées aux opiacés, qui ont pour mission de soulager le stress et d’augmenter le plaisir. Le fait de chanter pendant une heure dans une chorale réduirait ainsi nettement, selon plusieurs études scientifiques, la concentration des hormones du stress dans l’organisme. Les travaux de l’Imperial College of London ont aussi démontré que le chant stimulait les défenses immunitaires.

Danser entretient le cerveau (et le moral)
Rien de mieux que d’enchaîner quelques pas, une ou deux fois par semaine, pour se sentir merveilleusement en forme. « L’activité physique est associée à un plus haut niveau d’optimisme, confirme le Pr Michel Lejoyeux. Six minutes de marche rapide augmente ce score de 30 % ». La danse fait aussi travailler le cerveau, comme en attestent de nombreuses études scientifiques. Valser, s’essayer au tango ou à la rumba atténue le stress, stimule la mémoire et augmente l’acuité mentale. Pratiquer régulièrement réduirait même de 76 % les risques de développer une démence sénile, d’après le Collège de médecine Albert-Einstein de New York.

Méditer rend plus réceptif au bonheur
La méditation de pleine conscience est une forme débarrassée des aspects spirituels de la pratique. Elle développe nos capacités à profiter de chaque instant, et démultiplie les émotions positives ressenties au quotidien. « On peut s’entraîner en pratiquant des méditations informelles, conseille le psychologue Boris Charpentier. On choisit deux ou trois activités simples dans la journée, comme prendre sa douche ou même laver la vaisselle, et on se concentre sur le présent et sur ses sensations. »

Faire du bénévolat décuple notre appétit de vivre
La scientifique Suzanne Richards et ses collègues de la faculté de médecine de l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, ont analysé une quarantaine d’études sur le sujet. Les résultats sont réjouissants : le bénévolat fait grimper le niveau de bien-être mental et de satisfaction, quand le risque de dépression est réduit. « Donner plus de sens à son existence est bon pour l’optimisme car cela réengage dans la vie, explique le psychiatre Michel Lejoyeux. Certaines études ont même montré que les personnes qui avaient davantage d’engagements sociétaux avaient plus d’activité sexuelle. »

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