5 choses à savoir sur Eugène Delacroix

RMN (Musée du Louvre) / Michel Urtado/Lyon MBA - Photo Alain Basset

Le Louvre, en collaboration avec le Metropolitan de New York, consacre une grande rétrospective au peintre. On vous en dit plus sur ce romantique qui ne voulait pas l’être.

Le fils caché de Talleyrand ?
Eugène Delacroix n’aurait pas été le fils de l’homme politique Charles-François Delacroix, mais de Talleyrand… coureur de jupons notoire, successeur de Charles-François Delacroix au ministère des Affaires étrangères et proche de la famille. Une rumeur que rien ne viendra jamais prouver, mais qui restera tenace pendant des années.

Des débuts laborieux
« Une vraie tartouillade », du « Rubens châtié »… Les premières toiles de l’artiste sont éreintées par la critique, notamment par Etienne-Jean Delécluze, un élève de David qui défend avant tout le style de son maître. Néanmoins, un jeune journaliste du nom d’Adolphe Thiers (futur président de la République) entrevoit dans un article « l’avenir d’un grand peintre ».

Romantique malgré lui
Soutenu tout au long de sa carrière par Baudelaire et Théophile Gautier, entretenant des rapports complexes avec Victor Hugo, Delacroix se voit bombarder chef de file de la peinture romantique à la mort de Géricault, sa principale influence. Une étiquette qu’il réfute, ne voulant être rattaché à aucun courant esthétique.

Ingres, le rival
C’est d’une des grandes rivalités artistiques de l’histoire. Ingres et Delacroix sont contemporains et leur conception respective de l’art pictural sont aux antipodes. Ingres, néoclassique privilégie le dessin quand Delacroix préfère exprimer ses sentiments par la couleur. Une opposition de style et d’approche qui alimentera bien des polémiques esthétiques.

Le sens des affaires
En 1831, Delacroix peint La Liberté guidant le peuple. Devenue symbole républicain, cette toile est au départ le fruit d’un calcul. L’artiste espérait décrocher des commandes du nouveau pouvoir après les Trois Glorieuses et la chute de Charles X. Et ça marche : Louis-Philippe achète le tableau pour la somme de 3 000 francs. Il peindra aussi plusieurs plafonds du palais Bourbon.

L’expo Delacroix, au Louvre. Du 29 mars au 23 juillet. louvre.fr

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