5 choses à savoir sur Étienne Daho

Gamma-Rapho via Getty Images

À 61 ans, le parrain de la French pop est commissaire d’exposition à la Philharmonie de Paris. On vous en dit plus sur cet artiste élégant et discret.

Un enfant abandonné
Né à Oran, le petit Étienne connaît la première épreuve de sa vie quand son père abandonne le foyer familial. Une blessure qui finira par cicatriser. « On ne peut pas vivre dans la colère toute sa vie. Surtout quand on se rend compte que nos parents ont eu nos âges, qu’ils n’étaient pas forcément armés, qu’ils ont fait des conneries », confiera-t-il plus tard.

Pop et Rennais
Daho, avant la gloire, fait partie de la scène rennaise, très à l’avant-garde au début des années 1980. Il se lie d’amitié avec les Stinky Toys –composés de Jacno et d’Elie Medeiros, qui connaîtront eux aussi le succès dans les années 1980 (ah Toi mon toit !) – et le groupe Marquis de Sade, mythe du rock français.

Homme à femmes !
Amoureux de la pop française féminine, le créateur de Week-end à Rome a chanté en duo avec Françoise Hardy, écrit pour Vanessa Paradis, Jane Birkin ou Sylvie Vartan. Il a aussi remis Dani au goût du jour, en lui faisant réenregistrer Comme un boomerang, chanson écrite pour elle en 1974 par Gainsbourg mais qu’elle n’avait pas pu défendre à l’Eurovision.

Méchante rumeur
En 1994, le bruit circule que le chanteur est mort du sida. Il n’en est évidemment rien mais la rumeur est tenace – comme celle sur Paul McCartney en 1966. Il s’en amusera plus tard en estimant que cette fausse info « était la rançon de [sa] vie de l’époque ». Il estime plus sérieusement avoir eu de la chance et « être passé entre les mailles du filet ».

Un super commissaire
La Philharmonie de Paris a demandé au chanteur d’être commissaire d’une exposition où il raconte, en photo, l’histoire de la pop française, dont il a lui-même écrit quelques-unes des plus belles pages. De Trenet à Cassius, des yé-yé à Vanessa Paradis, c’est la voix de l’artiste qui guide le visiteur tout au long du parcours.

Daho l’aime pop!, jusqu’au 29 avril 2018. Infos sur philharmoniedeparis.fr

A lire aussi :

Le grand retour des papis de la pop française

Sur le même thème