4 bonnes raisons de découvrir les Vosges

Gérardmer Tourisme

Avec 280 000 hectares de forêts, dont la moitié de sapins et d’épicéas, les Vosges sont l’un des départements les plus boisés de France. Et en tire parti pour combler ses visiteurs.

Ode à la lenteur
Écouter la forêt, choisir un sapin, l’approcher, repartir en respirant lentement… Avec Alain Niquet, chef du bureau des guides de Gérardmer, la randonnée prend un tour surprenant. « Si je touche un arbre, ma main va ensuite vibrer pendant quelques secondes », assure-t-il. « Les sapins rejettent des substances volatiles, des hormones et des phéromones qui leur servent à communiquer. Celles-ci agissent de manière homéopathique sur notre santé. Pour capter cette énergie vitale, la respiration doit se faire par le nez », conseille-t-il. Le département des Vosges tente de promouvoir cette approche sous le label « Forê », qui fédère des accompagnateurs adeptes de la randonnée apaisée.
La bonne idée : bienvenue aux personnes à mobilité réduite. Sur la chaume du Haut Chitelet, le refuge du Sotré s’est équipé de joëlettes, ces fauteuils tout terrain qui offrent un accès confortable à la quasi-totalité des sentiers.

Je vous ai apporté des bonbons
Les frères Wexler ont fondé leur propre fabrique de bonbons. « Ma plus grande réussite, c’est d’être revenu au pays », déclare l’aîné, Manuel, fier de participer au retour d’une tradition : le bonbon au sapin et aux fruits. « Ici, on ne vend que ce que l’on fabrique », assure-t-il dans son atelier à Gérardmer. Les fruits sont apportés par des cueilleurs locaux, les huiles essentielles achetées chez le voisin. « Nous n’avons que trois formats de friandises richement parfumées, c’est notre marque de fabrique », claironne Manuel. Sur Internet, elles se vendent jusqu’au Canada. Le renouveau de la filière alimentaire anime toutes les vallées vosgiennes. Au Valtin, John Voinson, dynamique quadragénaire retiré de la fonction publique, produit de revigorantes tisanes aux herbes locales. A Gérardmer, Dominique Mervelay, second chef en cuisine à l’Assiette du Coq à l’Ane, imagine des plats gastronomiques sublimés au sapin. Sa truite fumée est un délice !
La pause gourmande : le Relais des Bûcherons, à Liézey, est une ferme-restaurant massive dans un environnement exceptionnel, sur les coteaux de Gérardmer. Après l’incontournable salade vosgienne (oeufs, lardons fumés, tomates, crème fraîche), on prolonge le plaisir en emportant les confitures de myrtille achetées à l’épicerie (4 euros).

Distillation et soins du corps
La camionnette est descendue de la montagne, chargée de branches de sapins ramassés en amont du Beillard. Nicolas Thomas est à la manœuvre. Il a inventé une nouvelle utilisation de l’emblématique sapin des Vosges. En 2004, avec sa petite équipe de la Ferme du Bien-être, il a été le premier à en extraire l’huile essentielle. « Nous valorisons les aiguilles situées à l’extrémité des branches et laissées sur place par les forestiers », indique-t-il. Les clients participent à la récolte, assistent au broyage et observent la distillation. Le procédé est simple et ancestral : une cuve, de l’eau pure, une source de chaleur, un alambic et le tour est joué. Il faut 250 kilos de sapin pour produire 1,5 litre d’huile essentielle. Vendue dans des petites fioles de 5 cl, elle sera mise en œuvre dans l’alimentation, les soins du corps ou contre les affections des voies respiratoires.
La pause détente : le spa des Chênes blancs à Gérardmer propose des soins et des massages à l’huile essentielle de sapin. C’est excellent pour la respiration, la détente de la chaîne musculaire, l’équilibre de la peau. A partir de 58 euros (30 minutes).

Un western vosgien
L’image de « western vosgien » colle à la peau des Grandes gueules, une histoire de bûcherons réalisée par Robert Enrico. L’affrontement entre Bourvil et Lino Ventura se déroule dans une scierie dans la clairière du Cellet, à quelques kilomètres de Gérardmer. Nous souhaitons nous y rendre. « C’était un décor, il a brûlé. Il ne reste rien », nous décourage Jean-Pascal Voirin, responsable du cinéma de Gérardmer, qui connaît chaque détail du tournage du 11 mai au 3 juillet 1965. Les « schlittes », ces traîneaux traditionnels que les forestiers utilisaient pour descendre le bois, ont, elles aussi, disparu. Les hauts-fers des anciennes scieries n’intéressent plus que les collectionneurs, nostalgiques de la force motrice hydraulique et du claquement de la lame, semblable à la guillotine… A Saint-Sauveur, la communauté de communes a rénové son haut-fer pour en faire un écomusée. Reste le film de 1965, dont la réédition restaurée est promise cette année !
Le bon plan : l’office de tourisme de Vagney a élaboré un circuit de 45 km sur les traces des Grandes Gueules. Des forêts, des fermes typiques, des scieries modernisées… A parcourir en voiture ou en vélo pour les plus courageux.

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Où dormir ?

– En trois générations, la famille Remy a métamorphosé le Grand Hôtel de Gérardmer en havre de paix avec piscine, trois restaurants et 110 chambres contemporaines, décorées de bois et de cuir. À partir de 148 euros (base double). grandhotel-gerardmer.com

– Les quatre chambres d’hôtes du Chalet des Roches Paîtres (Gérardmer) sont des écrins modernes, habillés de tissus chaleureux, avec vue sur le lac et gastronomie soignée. À partir de 120 euros (base double). chambres-hotes-gerardmer.com

– Les douze cabanes Bol d’air, en pleine forêt à la Bresse, attendent les amateurs de nature. Le confort (bains, sauna) n’est pas oublié. A partir de 98 euros. bol-d-air.fr

Publié le dans Changer d'air

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