Restrictions d’eau : suis-je concerné ?

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Pour faire face aux fortes températures et à la sécheresse qui s’installe durablement sur certaines régions peu arrosées cet hiver (particulièrement à l’ouest), 73 départements sont actuellement soumis à des arrêtés préfectoraux de restrictions d’eau. Mais savez-vous bien ce que vous avez le droit de faire et ne pas faire en cas de sécheresse ?

Le site du ministère de l’écologie Propluvia informe précisément des mesures de suspension ou de limitation prises par les préfets. Il existe quatre niveaux de restrictions, qui concernent aussi bien les particuliers que les professionnels. Le niveau 1, de vigilance, incite à faire des économies d’eau. Le 2e niveau, d’alerte, demande une réduction des prélèvements à des fins agricoles (arrosage un jour sur deux par exemple) et autorise à certaines heures seulement (généralement le soir et la nuit) l’arrosage des jardins et le lavage des voitures. Si vous possédez une piscine (même gonflable), vous ne pouvez plus la remplir mais la mise à niveau est tolérée.

C’est lorsque l’on passe au niveau d’alerte renforcée que les réductions de prélèvements sont accentués, jusqu’à interdiction totale pour l’arrosage des espaces verts et le lavage des voitures… Il faudra bien accepter que la pelouse jaunisse ! Enfin, le dernier niveau, dit de crise, entraîne l’arrêt des prélèvements (y compris ceux à des fins agricoles) : seul l’usage prioritaire de l’eau (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité) est maintenu. Pour vous donner une idée de la situation actuelle, 27 des 73 départements en alerte se situent déjà en niveau 4 !

Si vous faites partie de ces zones (qui sont souvent bien précises, rarement à l’échelle d’un département entier), renseignez-vous bien – via l’affichage en mairie – sur les arrêtés en cours (une date de fin est généralement inscrite) et sur les autorisations/restrictions qui pourraient vous concerner si vous avez un jardin, une piscine, ou encore si vous souhaitez laver votre voiture ce week-end. Au risque de vous faire verbaliser par les gendarmes ou la police (il existe même une police de l’eau !) En cas d’arrêté sécheresse, les contraventions prévues sont de catégorie 5, soit 1 500 €, et 3 000 € en cas de récidive.

Les petits malins penseront aux eaux de récupération, qui ne sont pas soumises aux restrictions préfectorales. Si vous possédez une citerne, vous pouvez donc tout à fait l’utiliser pour arroser votre jardin !

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Publié le dans Conso futée

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