Airbnb, Blabacar… Que faut-il déclarer au fisc ?

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Se rendre service entre particuliers, c’est bien, ça coûte – généralement – moins cher. Mais si ça vous rapporte de l’argent, ça ne vous dispense pas forcément de payer des impôts. Depuis la fin août 2016, l’administration fiscale a clarifié les choses. Voici ce que vous devez intégrer à votre déclaration de revenus, selon les cas de figure :

– Vous louez un logement sur des plateformes de type Airbnb. Si vous mettez en location tout ou partie de votre résidence principale et que vos revenus n’excèdent pas 760 € par an, vous n’avez rien à déclarer. Au-delà de cette somme, il faut remplir une déclaration complémentaire (formulaire n°2042 C pro, ligne 5 ND). Vous serez imposés sur la moitié de vos recettes : un abattement de 50% s’applique automatiquement, à condition que vous gagnez moins de 32 900 € par an.

– Vous pratiquez le covoiturage, sur Blabacar par exemple. Rien à déclarer, à condition que vous respectiez les règles du partage de frais : à savoir que le déplacement est motivé par vos propres besoins (vous ne jouez pas les chauffeurs), que vous ne prenez pas plus cher que le barème kilométrique et que vous participiez aussi au paiement des frais de carburant et de péage. 

– Vous louez votre voiture (Drivy, Ouicar…) ou des accessoires de luxe. Il faut absolument déclarer. Comme pour la location immobilière, vous devrez remplir une déclaration complémentaire de revenu (même formulaire) et bénéficierez d’un abattement de 50% sur vos recettes.

– Vous vendez des biens. S’il s’agit d’une ancienne poussette ou d’une collection de disques que vous écoulez sur Le Bon Coin, vous n’avez rien à déclarer. En revanche, s’il s’agit d’objets d’art ou de bijoux vendus 5 000 € ou plus sur ce site ou d’autres, vous devrez vous acquitter de la taxe forfaitaire sur les objets précieux. Sans délai : il faut le faire dans le mois suivant la vente, à l’aide du formulaire n°2091.

– Vous proposez d’autres services payants. Il va falloir les intégrer à votre déclaration. Même si les conditions de taxation dépendent de leur nature. Si ces services concernent l’exercice d’une science ou d’un art (soutien scolaire, cours de yoga ou de guitare…), vous serez soumis au régime dit des bénéfices non commerciaux et devrez remplir le formulaire complémentaire n° 2042 C pro (ligne 5 KU). Vous serez alors imposés sur 66% de vos recettes. Si vous proposez des services à caractère commercial ou artisanal (de type bricolage, jardinage ou garde d’animaux), vous devrez aussi compléter ce même document, mais bénéficierez d’un abattement plus important de l’ordre de 50% de vos gains.

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Publié le dans Conso futée

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