Maux de ventre : les alternatives phyto

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Notre armoire à pharmacie aussi peut se mettre au vert. Parce qu’il existe de vraies alternatives naturelles et efficaces pour soulager une douleur aigüe ou pour un traitement au long cours. Démonstration avec trois cas très concrets.

Brûlures d’estomac : la réglisse à la place de l’Oméprazole®
Anti-inflammatoire spécifique des muqueuses, elle facilite la formation de mucus qui protège les parois de l’estomac contre l’acidité.
Pourquoi remplacer l’Oméprazole® ? Une vaste étude, parue en 2015 dans la revue scientifique Plos One, a montré que la consommation à long terme de certains médicaments antiacides (les IPP) augmentait les risques de crise cardiaque.
Le conseil du spécialiste. L’idéal est d’associer la réglisse à la mélisse, pour améliorer les sécrétions des muqueuses. Un usage prolongé est déconseillé en cas d’hypertension mal contrôlée.

Constipation : le pissenlit et l’artichaut à la place du Dulcolax®
Un foie un peu « fainéant » est souvent impliqué dans la constipation chronique. Le pissenlit et l’artichaut lui donnent un coup de pouce.
Pourquoi remplacer le Dulcolax® ? Il provoque parfois des maux de ventres importants et des diarrhées.
Le conseil du spécialiste. Prenez d’abord des mesures diététiques, en consommant davantage de fibres cuites, ainsi que des probiotiques. Le tandem pissenlit-artichaut vient ensuite. La fumeterre est une plante complémentaire, car elle agit sur le système nerveux parasympathique qui contrôle le transit.

Diarrhée légère : le noyer à la place de l’Imodium®
L’extrait de feuilles de noyer a un effet antiseptique et astringent. Il agit sur les diarrhées ponctuelles ou chroniques.
Pourquoi remplacer l’Imodium® ? Il ne provoque pas d’effets indésirables particuliers. Mais lorsqu’on prend déjà plusieurs médicaments par ailleurs, chaque molécule supplémentaire augmente les risques d’interactions.
Le conseil du spécialiste. En plus du noyer, on peut ajouter de la réglisse et du curcuma, pour apaiser et cicatriser la muqueuse digestive. N’oubliez pas les probiotiques qui rétablissent la flore intestinale.

Merci au Dr Éric Lorrain, président de l’Institut européen des substances végétales.

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La bonne ordonnance

Les plantes s’achètent en pharmacie sous trois formes différentes : les gélules, les comprimés et les « extraits fluides de plantes standardisés » (EPS). La posologie dépend du stade d’évolution du problème.
Traitement aigu, pour une affection ponctuelle mais peu importante (un petit rhume, par exemple) : deux gélules, deux comprimés ou une cuillerée à café de 5 ml d’EPS deux fois par jour. Pendant cinq jours environ.
Traitement d’attaque, pour une affection importante (un état grippal ou une énorme douleur au dos) : comme pour les traitements aigus, en rajoutant une prise par jour. Pendant cinq jours environ.
Traitement d’entretien (quand les symptômes ont baissé d’intensité) : un comprimé ou une gélule, deux fois par jour, ou encore une cuillerée à café de 5 ml d’EPS. Jusqu’à disparition du problème, en cure de trois mois maximum.

Publié le dans Check-up

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