Crise de goutte : attention au surdosage de médicaments !

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Chaque année en France, 600 000 personnes (surtout les plus de 50 ans) ont des crises de goutte. La maladie n’est autre qu’une arthrite. A l’origine, un taux d’acide urique anormalement élevé dans le sang provoque une accumulation de cristaux, qui se déposent sur les articulations, principalement au niveau des orteils et des mains. Résultat : une inflammation et des douleurs vives, majoritairement nocturnes.

Le traitement de référence de la crise de goutte, la colchicine, est efficace mais peut être mal tolérée, interagir avec d’autres médicaments (en particulier certains antibiotiques) et surtout être à l’origine de graves intoxications si elle est mal dosée. En raison de ce risque de surdosage, l’ANSM vient de modifier la posologie du médicament (3 mg maximum le premier jour, 2 mg les deux jours suivants, puis 1 mg). Il est donc important d’en reparler avec votre médecin traitant si vous avez déjà fait une crise et évitez toute automédication avec la colchicine.

L’agence de santé rappelle aussi les signes d’une intoxication qui doivent amener à consulter rapidement : douleurs abdominales, diarrhées et vomissements. Il existe une alternative à la colchicine pour soulager les douleurs: les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sauf l’aspirine, ou encore les infiltrations de cortisone.

En prévention des crises, les médecins incitent les patients à modérer leur consommation d’aliments gras (viandes, poissons gras…) et d’alcool. Et éviter la prise de médicaments diurétiques. Enfin, on peut agir aussi en traitement de fond, visant à limiter la fameuse « hyperuricémie ».

Voir aussi les dernières infos de l’arthrose et lire La liste noire des médicaments à éviter

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