Quel oreiller choisir pour bien dormir ?

iStock

Au même titre qu’un bon matelas, un bon oreiller est la garantie d’un sommeil réparateur. Les fabricants de literie rivalisent d’imagination pour vous garantir des nuits plus belles que vos jours et il existe tellement de modèles qu’il devient difficile de s’y retrouver : ergonomique, à mémoire de forme ou même équipé de capteurs, le coussin en duvet de nos grand-mères ne manque pas de concurrence. En gardant à l’esprit que le produit idéal n’est pas le même pour tout le monde, chacun choisira le sien en fonction de sa morphologie, de la position dans laquelle il a l’habitude de dormir, d’éventuels problèmes de dos ou de cervicales et du type de confort souhaité.

1) Classique : le rembourrage fait la différence
Carrée ou rectangle, cette version traditionnelle s’adapte à toutes les particularités physiques et les positions : modèle épais pour les fortes carrures, plat pour les personnes menues, les enfants et ceux qui aiment dormir sur le ventre, « médium » pour tous les autres. Seule sa garniture fait la différence.
Léger comme une plume : aériens et moelleux, ceux en duvet ou en plumes retrouvent leur forme initiale quand on les tapote, même après de nombreuses années d’utilisation. La Rolls dans cette catégorie contient du duvet d’oie de Sibérie. Réputé le plus léger du monde, c’est aussi l’oreiller plus cher (450 € !). Mais il en existe beaucoup d’autres à prix doux. C’est le polochon de notre enfance et des meilleurs hôtels. Avec celui-là, on ne se trompe pas.
Sain comme le latex : les oreillers en fibres de polyester sont les moins chers (on en trouve à moins de 5 €) mais ils se déforment vite et doivent être remplacés souvent : au final, l’économie n’est pas évidente. Un peu plus onéreux (50 € environ), ceux en latex, fermes et élastiques, conservent leurs qualités une belle quinzaine d’années et résistent aux acariens. Idéal pour les personnes qui dorment sur le côté en raison de son « gonflant », le latex garantit un bon soutien des cervicales. C’est une version tendance de l’oreiller en duvet.

2) Bio : la nature nous veut du bien
Jadis, en Chine, les oreillers contenaient des plantes médicinales. Dans le nord de la France, ce sont des fleurs de houblon que l’on utilisait pour favoriser l’endormissement… La mode « bio » a remis au goût du jour ces coutumes inspirées par la bienveillance de la nature.
Des céréales pour la nuit : utilisés en Asie depuis des millénaires, les coussins en écales de sarrasin ou en balle d’épeautre (à partir de 25 €), fermes et statiques, offrent un bon maintien des cervicales et se conservent très longtemps. Mais si on bouge beaucoup, le léger crissement que provoquent ces matériaux peut agacer… On leur préfère la balle de millet, plus fluide et parfaitement silencieuse. Une constante : il émane de ces garnitures un léger parfum de foin. Les oreillers en laine vierge ou en fibres de bambou possèdent les mêmes qualités, l’odeur en moins. Les kiné approuvent et les prix des modèles d’entrée de gamme sont proches de ceux en synthétique : c’est un choix d’autant plus pertinent qu’un oreiller « bio » est censé renforcer nos défenses immunitaires.
Les plantes à la rescousse : ces modèles 100 % naturels sont parfois associés à la lavande, au millepertuis ou à la mandarine, plantes aux propriétés apaisantes. Pour un meilleur endormissement, on peut aussi se contenter de vaporiser un peu d’huiles essentielles sur la taie. Ou opter pour l’oreiller ancestral des Chinois qui est réédité.

3) High-tech : des innovations tout azimut
L’oreiller ergonomique, recommandé aux personnes qui s’étendent sur le côté, présente le plus souvent des extrémités bombées et une partie centrale plus fine afin que la tête se place naturellement dans le prolongement de la colonne vertébrale. Il se décline dans différents types de rembourrages : duvet, fibre de polyester, latex ou mousse à mémoire de forme.
Mousse révolutionnaire : conçue à l’origine pour la Nasa, la mousse à mémoire de forme réagit à la chaleur du corps et s’adapte aux spécificités du dormeur : la tête et le cou sont bien calés, favorisant la détente des cervicales. D’une durée de vie remarquable, c’est le chouchou des kinés et des ostéopathes. À partir de 35 €.
Effet frais : certains modèles ergonomiques (compter 100 €) sont équipés d’une plaque de gel alvéolé procurant une sensation de fraîcheur aux personnes qui transpirent la nuit. D’autres sont enrichis de microcapsules d’aloe vera, aux vertus calmantes (50 €). C’est la version marketing des modèles bio.
L’oreiller à eau, contenant une poche hermétique que l’on remplit en fonction du soutien souhaité, est également conseillé en cas de douleurs cervicales (50 € environ) : des tests cliniques ont démontré son efficacité. On ne lésine pas sur la qualité pour éviter des fuites intempestives…
Connexion assurée : la vague du « tout connecté » n’épargne pas nos lits comme en témoigne la version antironflements et ses microphones intégrés : en cas de « ronronnement fâcheux », des poches d’air se gonflent pour faire pivoter la tête du fautif. La performance n’est pas prouvée et son prix (300 à 600 €) a de quoi dissuader.
Doudous pour grands : des chercheurs japonais ont mis au point un robot, petit animal en peluche qui détecte un sommeil irrégulier et rassure le dormeur d’une caresse, tandis que le « pillow talk » (oreiller parlant, en français) reproduit les battements de cœur d’un partenaire absent. Ces projets, pas encore commercialisés, laissent deviner un avenir riche en gadgets !

Lire aussi : 4 méthodes pour redormir… enfin !

Publié le dans Check-up

Sur le même thème

Quel parasol choisir ?

Il n’y a pas de problème sans solution. Chaque mois, on vous le prouve avec nos meilleures astuces pour venir à bout des petits maux du quotidien. Première étape[...]