5 vérités sur le sport sur ordonnance

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Depuis le mois de mars, les médecins peuvent vous prescrire une activité physique pour raison médicale. Fini les antalgiques, à vous la gymnastique ?

Tout le monde ne va pas mouiller le maillot !
Il faut se dépenser régulièrement : cette recommandation vaut pour chacun de nous. Mais certains patients (10 à 11 millions), soignés pour une affection de longue durée (ALD) de type diabète, cancer, maladie d’Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral invalidant, etc., peuvent tirer des bénéfices particulièrement importants du sport. Ce sont eux que cette nouvelle disposition vise, afin de leur permettre notamment de contrôler leur poids, de lutter contre les récidives ou le développement de cancers, de maladies cardio-vasculaires… ou bien d’améliorer leur santé mentale et leur qualité de vie.

Examen médical indispensable
Désormais, les généralistes peuvent évaluer l’état de santé d’un patient atteint d’une affection de longue durée et, en accord avec lui, prescrire des séances de sport encadrées comme ils prescriraient des séances de kiné. À eux de déterminer l’activité la mieux adaptée à la pathologie, aux capacités du malade mais également à son risque médical.

Un coach diplômé, sinon rien
Pour éviter qu’un patient souffrant d’une maladie osseuse ne se retrouve à malmener son squelette dans un cours de yoga ou qu’un autre, atteint d’une pathologie respiratoire, ne sollicite dangereusement son cœur dans une salle de gym, des professionnels  doivent encadrer les sessions : masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, ou au minimum, un professionnel titulaire d’un diplôme dans le domaine de l’activité physique adaptée. Ils transmettront au médecin un rapport périodique sur le déroulé des séances, l’intérêt et/ou les risques de continuer…

Fortement recommandé mais non remboursé !
La Sécurité sociale ne prend pas à sa charge ces cours prescrits. De nombreux médecins le déplorent, soulignant que si l’on considère l’activité physique comme un médicament, le coût ne devrait pas uniquement incomber aux malades.

Moins de récidives et de douleurs
Le sport diminue les récidives de cancer du sein, du côlon… On conseille les sports collectifs aux patients Alzheimer et une activité physique modérée pour lutter contre la fatigue liée aux effets secondaires des traitements anticancer ou pour atténuer les douleurs des pathologies chroniques. Enfin, un rapport* estime que l’activité sportive permettrait de réduire de 50 % les coûts des soins des diabétiques. Une aubaine pour les caisses de l’État !

* Source : Conseil national des activités physiques et sportives.

Lire aussi Le sport bon pour le cerveau… oui mais lequel ?

Strasbourg, cité pionnière

Voilà déjà quatre ans qu’à Strasbourg on bouge sur ordonnance ! Dans cette ville qui a été la première à se lancer, plus de 300 médecins généralistes prescrivent à quelque 1 500 patients atteints d’une affection de longue durée une activité physique modérée et régulière. Le dispositif va désormais s’étendre aux malades du sida et aux personnes âgées fragilisées, notamment pour prévenir le risque de chute. Dans la foulée, Blagnac (près de Toulouse) et Biarritz ont suivi, et aujourd’hui avec la nouvelle réforme, 60 000 médecins traitants vont pouvoir proposer le sport sur ordonnance un peu partout en France. Plus d’infos sur social-sante.gouv.fr.

Publié le dans Check-up

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