5 vérités sur les ronflements

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Donner de la voix la nuit, de temps en temps, ça passe ! Mais quand le conjoint se plaint chaque matin, plus question de dormir sur ses deux oreilles en éludant le problème.

Ce n’est pas normal…
La ronchopathie chronique – c’est son nom scientifique – est liée à un problème de circulation d’air au niveau du pharynx (cavité nasale, buccale, larynx…). Il faut en identifier les causes (parfois anatomiques) avec un médecin ORL ou un pneumologue et agir. Car ronfler ne signifie pas bien dormir, contrairement à ce que s’imagine parfois l’entourage ! La plupart du temps, le ronfleur a des microréveils et son sommeil, peu réparateur, a des conséquences sur ses journées.

Ça peut même être dangereux
En France, on estime à 15 millions le nombre de ronfleurs réguliers. « Ce sont des futurs apnéiques », prévient le Dr Gérard Vincent, spécialiste des ronflements*. L’apnée du sommeil, ces cours arrêts respiratoires qui entraînent une baisse d’oxygénation du sang, est responsable de bien des maux. Elle augmente le risque de pathologies cardio-vasculaires, de dépression, de cancers, etc. « Même certains troubles de l’érection viennent de là ! », constate le médecin. Les signes qu’un ronflement devient pathologique : des pauses respiratoires répétées (généralement constatées par le conjoint), un sommeil agité, des sueurs et des envies courantes de faire pipi durant la nuit, des phases de somnolence ou d’hyperexcitation le jour.

Les femmes aussi !
Certes, les hommes sont deux fois plus touchés, mais le problème rattrape ces dames dès la ménopause. En cause, « la diminution des œstrogènes qui aident à la stimulation des muscles pharyngés et la perte d’élasticité des muscles et des tissus mous de la gorge », explique le spécialiste. Ce ronflement est souvent plus tabou, les femmes le vivent mal et n’osent pas consulter.

Il faut incliner le matelas
Dormir sur le dos comprime les voies aériennes. En surélevant le haut du corps ou le matelas latéralement (avec de grosses serviettes par exemple) pour forcer le dormeur à garder une position semi-assise ou sur le côté, les ronflements diminuent. Il faut aussi supprimer les facteurs aggravants : surveiller son poids, arrêter de fumer, limiter sa consommation d’alcool (en particulier le soir), ainsi que certains médicaments comme les somnifères et les anxiolytiques. Facile à dire mais diablement efficace !

Il existe un traitement simple
Et il ne s’agit pas de boucher le nez de son conjoint ! Le Dr Vincent préconise en première intention d’utiliser une orthèse d’avancée mandibulaire, semblable à une gouttière que l’on place dans la bouche. Elle maintient la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. Prescrit sur ordonnance et réalisé en laboratoire sur mesure par des dentistes ou des orthodontistes formés, ce dispositif est coûteux mais désormais partiellement remboursé (de l’ordre de 550 euros sur 800 euros). Avant d’investir, on peut tout à fait tester une orthèse universelle et ajustable, disponible en pharmacie (comptez environ 60 euros).

* auteur d’En finir avec les ronflements, éd. Eyrolles.

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Quand la techno nous endort !

Pour les cas d’apnée du sommeil sévère, des machines d’assistance respiratoire dites à pression positive continue (PPC) sont prescrites. Pour pallier le manque d’observance de ce traitement souvent mal supporté et impliquer davantage le patient, un nouvel appareil connecté, la Sefam Sleepbox (designé par Philippe Starck) vient d’arriver.

Publié le dans Check-up

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