5 vérités sur le cholestérol

Istock/Getty Images

Inutile de vouloir s’en débarrasser à tout prix car oui, il y a du bon cholestérol, celui sans lequel l’organisme ne pourrait pas fonctionner. Traitement, régime, dépistage… on vous dit tout.

Il n’est pas toujours nocif
Ce lipide est un constituant fondamental de la membrane de nos cellules. Il sert aussi à la fabrication des sels biliaires, de certaines hormones (cortisol, progestérone, œstrogènes…), de la vitamine D… Le cholestérol est amené aux différentes cellules par les lipoprotéines, des transporteurs de deux sortes. Les premières, les LDL (lipoprotéines de basse densité), conduisent le cholestérol du foie vers les sites d’utilisation. Ce sont elles qui désignent ce que l’on appelle le mauvais cholestérol, dont il faut surveiller le taux. Les secondes, les HDL (lipoprotéines de haute densité), renvoient le cholestérol vers le foie où il est éliminé par la bile : elles sont considérées comme le bon cholestérol. Lorsque l’on a trop de LDL dans le sang, il se dépose sur la paroi des artères formant des plaques (athérome). En se détachant, ces dernières peuvent provoquer un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral (AVC) ou une artérite des membres inférieurs.

Son taux grimpe à cause de notre mode de vie
Si l’alimentation déséquilibrée – trop riche en viande, sucre, plats cuisinés… – est la première cause d’hypercholestérolémie, d’autres facteurs interviennent. La génétique d’abord : l’hypercholestérolémie familiale touche en moyenne 1 personne sur 500. Le dérèglement de la thyroïde (hypothyroïdie) peut aussi le faire grimper, tout comme le surpoids, l’obésité, la sédentarité, le diabète, l’hypertension ou l’excès de stress. Inversement, l’activité physique et l’arrêt du tabac augmentent le taux de bon cholestérol de 5 à 10 % !

Pour le traiter, inutile de supprimer tous les gras
Les acides gras saturés d’origine animale (viandes grasses, charcuteries, fromages, beurre) sont à limiter fortement car ils augmentent les LDL. En revanche, les acides gras insaturés, présents dans les poissons gras, les huiles végétales (olive, colza…) et les fruits oléagineux (amandes, noisettes, etc.) sont de « bons gras » indispensables à la santé : ils réduisent le mauvais cholestérol !

Les phytostérols ne font pas de miracle
Ces composés d’origine végétale qui viennent enrichir les margarines, les laitages… ont la propriété de limiter l’absorption du cholestérol au niveau de l’intestin. Mais leur effet préventif est surtout intéressant pour les personnes souffrant d’hypercholestérolémie familiale car, dans les autres cas, le cholestérol dangereux provient essentiellement des tissus où on le stocke et non des lipides venant de l’intestin. En outre, les phytostérols ne diminuent pas seulement l’absorption du cholestérol mais aussi celle de la pro-vitamine A, de la vitamine D et des caroténoïdes protecteurs du cœur !

Les médicaments, c’est pas automatique !
Les cachets anticholestérol, parmi les plus vendus au monde, coûtent plus d’un milliard d’euros annuel à la Sécurité sociale. Or, les scientifiques sont unanimes : pour réguler le cholestérol, la prise en charge doit toujours débuter par un effort diététique, suivi d’une prise éventuelle de médicaments au bout de trois mois seulement, quand la diète ne suffit pas. Si le traitement diminue vraiment le risque de crise cardiaque, il n’est pas dénué d’effets secondaires : panne érectile, sécheresse vaginale, troubles musculaires. Les statines, quant à elles, génèrent des problèmes rénaux, des troubles du sommeil et de la mémoire. Indiqués en première intention dans les cas d’hypercholestérolémie familiale, les médicaments peuvent donner un coup d’accélérateur aux malades cardiaques.

Lire aussi Cholestérol : il affecterait aussi le cerveau !

Publié le dans Check-up

Sur le même thème

5 vérités sur le zona

Pas de chance, l’incidence du zona augmente après 50 ans. L’essentiel : repérer les premiers signes très vite pour démarrer le traitement antiviral au plus tôt.[...]