4 méthodes pour redormir… enfin !

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L’altération du sommeil touche deux fois plus les femmes que les hommes et le problème s’amplifie avec l’âge. Plus l’on vieillit, moins on dort bien et plus la fréquence des réveils nocturnes augmente. Mais pas question de passer ses soirées à compter les moutons. Il y a plus efficace pour tomber dans les bras de Morphée. Trouvez la méthode qui vous convient.

La méditation, pour retrouver la sérénité
La méditation dite « de pleine conscience » désigne la capacité à se focaliser sur l’instant présent. On se concentre sur un point précis pendant plusieurs minutes : odeurs et sons qui nous entourent, mouvements du ventre pendant la respiration… Au cours de l’exercice, des pensées surgissent dans l’esprit. Négatives ou positives, on ne doit ni les analyser ni les juger, mais simplement les observer et les laisser filer, de la même manière qu’on regarde un avion passer dans le ciel. Pour mieux dormir, il est conseillé de méditer le soir au lit, au moment du coucher. Cela évite de se focaliser sur sa difficulté à s’endormir ou de ressasser les pensées et émotions négatives (stress, rancœur, angoisse, regret, culpabilité) qui tiennent en éveil. Il faut y croire, car cela ne marche pas forcément du premier coup. Et pratiquer quotidiennement, même à raison de 5 minutes chaque jour.

Pour qui ? Les insomniaques dont les troubles du sommeil sont liés à une cause psychique (angoisse, stress) ou à une hyperactivité mentale. La méditation de pleine conscience peut également se révéler efficace comme alternative aux antidépresseurs ou somnifères et aider en phase de sevrage.
A éviter : en cas de dépression aiguë. Mieux vaut ne pas se soigner par la méditation sans suivre un traitement médicamenteux au préalable.

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L’auriculothérapie : pour apaiser les douleurs
Inspirée de la médecine chinoise, elle a été mise au point dans les années 1950 par le neurologue lyonnais Paul Nogier. Partant du constat que l’oreille constitue la réplique exacte du corps humain, il a établi une cartographie des 200 points reliés par le système nerveux aux autres organes du corps. Une stimulation de chacun permet de traiter des douleurs à des endroits précis, ainsi que de nombreux troubles physiques et psychiques, dont l’insomnie.
Une séance dure entre 30 et 45 minutes. Le spécialiste interroge le patient sur son sommeil, son mode de vie et ses antécédents médicaux. Il teste ensuite les points sensibles de l’oreille à l’aide d’un petit appareil électronique, qui sonne quand la zone à traiter est identifiée. Lors des rendez-vous suivants, il place une ou plusieurs aiguilles stériles dans l’oreille du patient. La pose dure généralement 20 à 30 minutes. En principe, 2 à 3 séances suffisent pour améliorer la qualité du sommeil.

Pour qui ? Les anxieux qui ruminent la nuit et les personnes qui peinent à s’endormir ou/et connaissent des réveils nocturnes fréquents.
A éviter : si on souffre de troubles de la coagulation du sang. Et on ne doit jamais piquer une zone lorsqu’il y a une tumeur maligne.

Les antidépresseurs, pour maîtriser l’anxiété
Ces psychotropes stimulent certaines régions du cerveau et interceptent les messages « négatifs » transmis par les neurotransmetteurs. Dans le cas de l’insomnie, on prescrit des antidépresseurs appartenant à la famille des tricycliques dont les effets sédatifs atténuent l’anxiété et aident à mieux dormir.
Pour qui ? Les personnes souffrant d’insomnies occasionnels et transitoires (décalages horaires, changements de situation, désagrément temporaire) sur une courte durée (3 semaines maxi). Et pour les insomniaques chroniques (états de stress, anxiété majeure, dépression) ou dans le cas d’une pathologie spécifique (apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos). Dans ces cas là, le médecin prescrit les médicaments sur une plus longue durée, avec l’idée de diminuer progressivement les doses si l’état du patient s’améliore (pas de sevrage brutal).

A éviter : en cas d’infarctus récent du myocarde, ou de glaucome à angle fermé (maladie du globe oculaire liée à une pression intraoculaire trop forte).

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L’hypnose, pour chasser le stress
Méthode voisine de la méditation, l’hypnose est un travail sur soi grâce auquel on entre dans un état de conscience modifiée. Lorsqu’un patient consulte pour vaincre ses insomnies, l’hypnothérapeute lui demande de s’allonger et de fermer les yeux. Il l’incite à partir « en voyage », en lui demandant de s’imaginer dans son endroit préféré ou de regarder le paysage défiler par la fenêtre comme s’il se trouvait dans un train. L’autohypnose repose sur le même principe, à la différence que l’on joue soi même l’hypnothérapeuthe. Soit on se répète mentalement une même phrase soit on écoute sa propre voix que l’on a préalablement enregistrée.
Pour qui ? Ceux qui restent éveillés à cause d’un stress temporaire (conflits au travail ou personnels, examen, concours). Cette technique se révèle également efficace pour soigner la dépression anxieuse (souvent source d’insomnie) et dans le cadre d’un sevrage progressif des somnifères.

A éviter : en cas de troubles psychotiques aigus, (schizophrénie, paranoïa, trouble maniaco-dépressifs.)

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Publié le dans Check-up

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