Gauguin, l’expo événement de l’automne

© Rmm-Grand Palais

Artiste maudit de son vivant, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des précurseurs de l’art moderne. On vous en dit plus sur ce génie.

L’année Gauguin
Cette année, les admirateurs du peintre auront du grain à moudre, avec un film où le peintre est incarné par Vincent Cassel (Gauguin, voyage de Tahiti, un biopic controversé qui passe sous silence la pédophilie du peintre et la syphillis qu’il a refilées à ses très jeunes conquêtes). On se précipitera plutôt au Grand Palais, à Paris, où une extraordinaire rétrospective lui est consacrée. L’occasion, rare, de voir rassemblés de nombreuses peintures, sculptures et dessins. Sa période tahitienne est bien sûr largement représentée, mais de nombreuses toiles de l’école de Pont-Aven sont également exposées.

Gauguin, l’alchimiste, jusqu’au 22 janvier 2018. grandpalais.fr

Courtier en bourse
Avant de se lancer dans la peinture, Gauguin était un respectable bourgeois officiant dans la finance. Quand son ami Camille Pissaro l’introduit dans le milieu des Impressionnistes, il lâche tout pour se consacrer à l’art. Il sera un des animateurs de la fameuse école de Pont-Aven.

L’oreille coupée
En 1888, il travaille avec Van Gogh en Arles. Mais la cohabitation entre les deux peintres s’avère conflictuelle. Un soir, Van Gogh menace son ami avec un rasoir… et finit par se trancher un bout d’oreille avant de l’emballer dans du papier et de l’offrir à une prostituée. Deux garçons très équilibrés.

Peinture double face
Comme beaucoup d’artistes fauchés à l’époque, Gauguin a peint certaines toiles sur les deux côtés pour faire des économies. De son vivant, il n’a connu presque aucun succès. Son tableau de 1892 « Nafea faa ipoipo ? », vendu 7 francs à sa mort, a été acheté 300 millions de dollars par le Qatar en 2015 !

L’exil tahitien
C’est à Tahiti puis aux Marquises que Gauguin peindra ses plus grands chefs-d’œuvre. Fuyant une civilisation occidentale à ses yeux frivole, il y trouve une inspiration quasiment inépuisable. Mais, rattrapé par les problèmes financiers et rongé par une méchante infection consécutive à une blessure, il y meurt en 1903 à l’âge de 54 ans. Il repose aux côtés de Jacques Brel.

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